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En effet, un mois à peine après avoir célébré les fêtes de la Nativité de Notre Seigneur, notre diocèse va se parer à nouveau de ses habits de fête en l’honneur de Saint Julien !
Les festivités commencent dès jeudi 26 et vendredi 27 janvier 2012, pour un certain nombre parmi nous avec un colloque : « L’Eglise dans le monde de ce temps – Gaudium et Spes »
Samedi 28 janvier 2012 à 18h : église Notre-Dame du Pré, messe de la vigile de Saint Julien présidée par Mgr Hans-Josef Becker, archevêque de Paderborn. La messe sera suivie de la procession aux flambeaux, avec la présence des francs-bouchers qui porteront la croix des Rameaux de la Cathédrale. - vers 20h, temps de prière à la cathédrale autour des reliques de Saint Julien.
Dimanche 29 janvier 2012 à 10 h 30, messe de Saint-Julien à la Cathédrale présidée par Mgr Yves La Saux
Notre diocèse accorde une place importante à cette fête, pourquoi ?
Un peu d’histoire :
Extrait du Bréviaire du Mans de 16g3 le récit abrégé des actions de saint Julien. Le bienheureux Julien a été le premier Evêque du Mans ; les habitants de cette ville l'ont toujours eu en grand honneur, et le vénèrent comme leur Apôtre. Envoyé dans les Gaules par l'Apôtre saint Pierre, pour y répandre la religion Chrétienne, il vint au Mans, où ayant trouvé le champ ouvert pour la propagation de la foi, il convertit à Jésus-Christ un grand nombre d'habitants, qu'il confirma, par ses nombreux miracles, dans la foi qu'ils avaient reçue. Le premier et le plus mémorable est celui qu'il rit, lorsque, ayant vu les habitants de la ville entièrement privés d'eau, il planta en terre l'extrémité du bâton qu'il tenait à la main, puis, adressant sa prière à Dieu, il commanda qu'une fontaine d'eau vive sortît de ce lieu. L'usage de cette fontaine, qui subsiste toujours, prouve à tout le monde, et la puissance de Dieu et le mérite du bienheureux Julien. Il y avait alors un Prince ou Chef de la Cité, nommé Défenseur, qui, à la nouvelle des prodiges que Dieu opérait par le bienheureux Julien, fit mander celui-ci auprès de sa personne. Le Pontife, en s'y rendant, rencontra devant le parvis de la cour du prince un aveugle qui implorait du secours. Julien invoqua le nom du Seigneur, imprima sur cet homme le signe de la croix, et lui rendit une santé parfaite. Le prince, ébranlé par ce miracle, se prosterna aux genoux du Saint, et reçut le baptême avec toute sa famille et une grande foule de nobles. Il donna même sa maison au bienheureux Julien pour en faire une église. Presque tous les habitants suivirent l'exemple de leur chef, et furent régénérés dans la fontaine du baptême. C'est une chose admirable que l'ardeur avec laquelle toute la province, mue par la prédication de Julien et les miracles qu'il faisait, se soumit au joug du Christ ; au point qu'ayant été témoins de la résurrection d'un enfant, vingt mille hommes embrassèrent la foi. Plusieurs apportaient leurs biens aux pieds de Julien ; d'autres donnaient leurs héritages à l'Eglise, d'autres priaient le saint Evêque de changer leurs maisons en oratoires, et de les consacrer en églises. Il n'y en eut pas un en faveur duquel Julien n'obtînt de Dieu, par ses prières, l'effet de sa demande. Enfin, après que le saint Pontife eut éclairé la province entière de la lumière de la foi, délivré les possédés, rendu les malades à la santé, affranchi les captifs de leurs chaînes, renversé de fond en comble un grand nombre de temples d'idoles, plein de jours, et glorieux par ses mérites, il alla au ciel, ayant rempli la charge d'Evêque et d'Apôtre durant quarante-sept années. Il fut enseveli avec une grande pompe dans la basilique dont il avait jeté lui-même les fondements, au lieu appelé le Cimetière des Chrétiens. L'Eglise du Mans célèbre son Apôtre dans les Répons suivants, dont la plus grande partie fut composée par Létalde, moine de Micy, ou Saint-Mesmin, au diocèse d'Orléans. L'Eglise du Mans chantait, en la fête de son saint Evêque, l'antique Séquence Christo inclyta, qui est propre à la fête de la Toussaint, et qu'on adaptait pour la solennité, en y insérant simplement le nom de saint Julien. Mais nous trouvons dans les anciens Missels, pour les Messes votives, la suivante, qui est une des imitations du Victimœ Paschali, si communes aux XV° et XVI° siècles.

SEQUENCE
De saint Julien que les louanges soient chantées par tous les Chrétiens. C'est lui qui le premier réconcilia avec Dieu les Manceaux, païens égarés et pécheurs. Un aveugle recouvre la vue ; soudain le Roi est baptisé, il croit au Christ qui vit et règne. — Jeune fille, dis-nous : qu'as-tu vu sur ta route ? — Une fontaine jaillissante, que sa prière a fait sortir en un instant. Il baptise les témoins du prodige, qui déposent leurs vêtements. L'enfant assiste au souper, et se rend après le Christ en Galilée. Les ardents sont guéris; les possédés sont délivrés du démon fallacieux qui les tourmentait. Nous savons qu'il a ressuscité trois morts, en vérité. O Christ Roi ! Ayez pitié de nous. Amen

Les églises du Mans et de Paderborn, une amitié millénaire ! Le jeudi 24 juillet, le calendrier liturgique du diocèse du Mans indique : « Saint Liboire, évêque du Mans ». Le dimanche 27 juillet, le diocèse de Paderborn, en Allemagne, lors du « Liborifest », invoque Saint Liboire comme son saint Patron et fondateur. En 836, les reliques de Saint Liboire, 4° évêque du Mans, furent en effet transférées du Mans à Paderborn en Westphalie (Allemagne). Il devint le patron de la cathédrale, de la ville et du diocèse de Paderborn. Lors de la remise des reliques, un pacte « d’éternelle alliance et d’amitié » fut conclu entre les deux diocèses, resté vivant jusqu’à nos jours, en dépit des vicissitudes et des bouleversements ayant marqué l’histoire de la France et de l’Allemagne. C’est l’un des plus anciens jumelages d’Europe. Étonnant ! lire la suite…
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